Ayurveda and the importance of biorhythms


Holistique AYM présente “L’Ayurvéda et l’importance des biorythmes”
Par le Dr Nikolaos Kostopoulos Ayurvéda, Yoga et Méditation, juin 2017, Sounion, Grèce Faire une prière est un besoin naturel pour un médecin lorsqu’il commence à voir des patients où à s’occuper des gens. Je pense que tous les médecins, au plus profond de leur coeur, savent que même le meilleur des médicaments doit interagir avec la Vie pour produire un effet. C’est pourquoi nous nous adressons à cette étrange et mystérieuse étincelle de Vie présente en nous avant toute chose. Et c’est également ainsi que l’Ayurvéda a commencé. Pour tous ceux qui sont nouveaux aujourd’hui, Ayurvéda est un mot Sanskrit. Il est constitué de 2 parties: “ayush” qui signifie “vie” et “veda” qui signifie “connaissance” ou “savoir”. Pour ceux d’entre vous qui connaissent le grec ancien, il se rapproche du terme “ida”, “ida” et “veda” sont la même racine. Ce qui est curieux ici c’est qu’on ne parle pas de maladie. On commence vraiment avec la connaissance de la vie.
Parce qu’à moins de savoir ce qu’est la vie, comment peut-on définir la maladie? Si vous observez le corps d’un être humain moderne aujourd’hui, vous voyez ceux qui marchent sur Oxford Street, ou ceux qui marchent en Grèce, dans un supermarché, vous les observez: sont-ils en bonne santé? D’un point de vue médical vous pouvez dire que oui, leur cholestérol est normal, ils n’ont pas de tension, mais ont-ils l’air heureux? Ont-ils l’air remplis de compassion, ont-ils l’air créatifs, donnent-ils l’impression d’être impatients de manger pour pouvoir apporter leur contribution au monde? C’est une définition de la santé plus profonde. Ainsi vous pouvez définir la santé avec des termes modernes, mécaniquement, et dire oui, ils ont 2 jambes, deux bras, ils voient, ils entendent, ils ont un cholestérol normal, c’est très bien. Mais cela veut-il vraiment dire qu’ils sont en bonne santé? Pas vraiment. Et quand je dis pas vraiment, si vous voulez étudier cela de plus près, parce que se pose toujours la question “pourquoi devrait-on étudier”? Pourquoi un médecin ou quiconque devrait se mettre à étudier l’Ayurveda? Si vous posez la question “pourquoi fait-on du pain?” Parce que nous avons faim. Si nous n’avions pas faim il n’y aurait aucun besoin de faire du pain. Donc pourquoi devrions-nous essayer d’apprendre un système de médecine traditionnel, c’est la question qui m’est venue à l’esprit lorsque j’étudiais et que je faisais de la recherche sur l’asthme en Angleterre. Et la réponse est très simple: si vous regardez la médecine de nos jours, nous sommes confrontés à de nombreux problèmes. Je vais en évoquer seulement quelques uns. Un premier problème est la résistance aux antibiotiques. Un des miracles de la médecine moderne a été la découverte des antibiotiques. Dans le passé, lorsque la tuberculose était présente et que les gens en mouraient, la découverte de l’isoniazide et de la rifampicine les a subitement gardés en vie. Et à cette époque on pensait que si on découvrait tous les antibiotiques alors les êtres humains pourraient probablement vivre jusqu’à 1000 ans. La pénicilline a été découverte et tous les soldats qui étaient blessés ont été préservés des infections, et à cette époque nous avons eu cette idée un peu simpliste que le monde était divisé en 2 parties: les humains – les êtres “bons” – et les bactéries – les êtres “nuisibles”. Donc si on tuait toutes les bactéries sûrement tout irait bien. Et arriva un temps, j’étais à Manchester à cette époque, ou une bactérie très étrange appelée pneumocystis carinii, une bactérie tout à fait innocente, qui ne fait vraiment aucun tort aux êtres humains, s’est soudainement mise à tuer des gens. Pourquoi? Parce qu’ils étaient infectés par un nouveau virus appelé VIH. C’est à ce moment là que le changement de paradigme s’est produit et qu’on s’est dit “attendez, ce n’est pas que la bactérie, c’est l’état du système immunitaire de la personne qui est extrêmement important”. Parce qu’on pouvait donner tous les antibiotiques au monde pour tuer pneumocystis carinii, les patients continuaient de mourir. Donc on s’est mis à penser que ce n’était pas si simple, donner un antibiotique et vous étiez sauf. Je me souviens dans l’unité de soins intensifs dans laquelle je travaillais à l’hôpital de Sotiria nous avions un antibiotique qui s’appelait primaquine et cet antibiotique était notre sauveur, dès qu’un patient ne répondait pas aux autres antibiotiques. Maintenant nous savons qu’ils y a des bactéries résistantes à cet antibiotique, et nous craignons que dans 50 ans pour nos petits enfants et arrière petits enfants, il n’y ai plus aucun antibiotique efficace s’ils sont atteints d’une simple angine. C’est un risque.
Voilà pour le premier problème. Un autre problème. Si vous observez autour de vous, vous constatez que la dépression est devenue une maladie majeure dans le monde occidental. Il y a eu une épidémie de dépression en 2010. Nous avons des êtres humains qui ont de la nourriture, qui ont toutes les commodités, qui ont tout, et pourtant ils sont déprimés. Vous pouvez répondre que nous avons la psychiatrie, que nous avons découverts tous les isrs , les inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine, nous avons découvert tellement de choses concernant le cerveau, comment se portent les patients dépressifs alors? J’ai bien peur qu’ils soient en augmentation et qu’ils n’aillent pas aussi bien qu’on aurait pu le penser. Donc un autre problème est la santé mentale de la population humaine de 2017. Un autre problème est la constante augmentation des maladies auto-immunes. Quand j’ai quitté la Grèce en 1989 nous n’avions pas beaucoup de maladies de Crohn – c’est un genre de maladie inflammatoire de l’intestin, nous n’avions pas de colites ulcéreuses, on ne voyait pas beaucoup de maladies auto-immunes. Et quand je suis revenu environ 11 ans plus tard de nombreuses personnes souffraient de maladies auto-immunes. Et les médicaments. Je dois dire qu’ils sont plus dangereux et plus chers. Par le passé nous avions un protocole en médecine: si vous aviez une maladie simple à soigner vous donniez le médicament le plus simple possible et si celui-ci n’était pas efficace alors vous en donniez un légèrement plus fort. Si vous demandez à n’importe quel médecin aujourd’hui, le protocole est si vous devez soigner une maladie auto-immune, même le psoriasis ou l’arthrite psoriasique, attaquez avec les médicaments les plus forts possibles. C’est ce qu’on appelle les inhibiteurs des facteurs de nécrose tumorale (TNF). Tous ces médicaments sont très chers et ont des effets secondaires très dangereux. Mais est-ce que c’est la faute de la profession médicale? Je pense que c’est un problème double. D’un côté nous avons les médecins, qui, il faut le dire, sont financés principalement par l’industrie pharmaceutique pour leurs recherches – Sandoz m’aurait financé pour faire des recherches sur l’asthme. Et je ne cherche pas à reporter la faute sur les entreprise pharmaceutiques, mais d’une certaine manière leur mentalité a évolué vers “fabriquons des médicaments toujours plus ciblés, toujours plus forts”. En conséquence tout devient plus cher, plus efficace superficiellement, plus dangereux sur le long terme. Et d’un autre côté il y a nous. Oui nous. Parce qu’en vérité, si il n’y a personne qui veuille fumer, qui va vendre des cigarettes? Si personne ne veut manger de la nourriture en conserve, qui va vendre de la nourriture en conserve? Nous avons un autre genre de consommateurs bizarres: les patients, qui ont encore une autre mentalité: “Je veux pouvoir faire ce que je veux dans ma vie, manger ce que je veux, faire ce que je veux. Et Docteur, pouvez-vous me donner un comprimé pour que je puisse continuer à faire exactement ce que je veux jusqu’à ma mort?” C’est la mentalité des patients. Et de nos jours cette mentalité des patients et les avancées technologiques, qui sont un progrès indéniable, ont créé un effet secondaire, au lieu d’aller un peu plus loin dans la recherche de la santé et déterminer quels sont les facteurs de causalité, pourquoi une personne est tombée malade. Et si une personne tombe malade quels sont les méthodes les plus simples à utiliser pour les aider? De quelle manière sa nutrition l’affecte-t-elle. Que mange-t-elle? Comment mange-t-elle? Quiconque a plus de 50 ans, sans doute seulement moi dans la salle, peut se rappeler de curieuses scènes avec nos grands-pères, assis à table et le grand-père récitant une prière, tout le monde devant se tenir correctement et rester silencieux pendant le repas? Et je dirais “comment c’était?” Je dirais c’était déprimant, j’avais peur de mon grand-père, il avait l’air d’un chirurgien en chef dans la salle d’opération. Si je bougeais rien qu’un peu, si je renversais une goutte d’huile sur la nappe c’est comme si j’avais commis un crime. 50 ans plus tard je dis qu’il avait raison.
Pourquoi avait-il raison? Quand vous dites une prière, que dites-vous exactement, dans n’importe quelle langue, vous remerciez Dieu pour faire simple. Vous pouvez dire “doxa to Theo” (Gloire à Dieu) ou l’équivalent dans n’importe quelle autre langue. Quand vous dites “doxa to Theo” ou que vous remerciez Dieu, votre cerveau bascule du système sympathique sur le système parasympathique. Vous vous détendez. Quand vous vous asseyez pour manger vous ne vous dites pas “combien m’a coûté cette viande?”, “combien a coûté cette nappe?”, “quelle sera ma prochaine facture?”, “quels problèmes vais-je rencontrer?” Parce que si vous avez ces pensées c’est que la partie sympathique du système nerveux a pris le dessus, la fréquence cardiaque s’accélère, la production de sucs gastriques ralentit et certainement vous ne pouvez pas digérer correctement votre repas. Donc en disant une prière, le grand-père était un très bon psychologue. Il permettait au système nerveux de toute la famille de basculer sur le mode parasympathique. Le mode qui vous permet de vous détendre, de vous faire sourire et de digérer votre nourriture. En plus, le fait de manger à l’heure, je ne sais pas comment ça se passe en Inde, mais en Grèce nous avions un programme précis. Je me rappelle du village dans lequel j’allais à l’est du Péloponnèse, mon grand-père avait un programme étrange: il se levait à 2 heures du matin, c’était pendant l’été. Il voulait éviter la chaleur estivale pour aller dans son champ. Il revenait à 10 heures pour se reposer et à 11 heures nous prenions le déjeuner. A 11 heures. Et c’était 11 heures piles, il ne fallait pas dépasser ne serait-ce que de 5 minutes, hors de question. A 18h on prenait le dîner. Il n’y avait pas d’électricité à cette époque. On allait se coucher au plus tard à 20h et on se réveillait vers 5h-5h30 le lendemain matin. Naturellement. Sans réveil. Vous savez de nos jours les réveils ils ont cette fonction de répétition. Vous savez ce que c’est? Ça veut dire “ne me réveillez pas!” Est-ce que vous pouvez montrer l’horloge? Ce que j’ai découvert récemment c’est que l’heure à laquelle nous mangeons affecte nos horloges biologiques. Et je me suis dit “oh mais mon grand-père avait raison”.
Passons à la diapositive suivante. Il s’agit d’une étude réalisée à l’Université de Surrey, Faculté de Santé et de Médecine, qui parle des cycles circadiens, c’est à dire que nous avons dans notre système des horloges qui nous disent l’heure qu’il est et ce que chaque organe devrait faire. Par exemple à 8h le matin nous avons beaucoup de cortisol dans le sang. Pourquoi? Parce qu’il y a de cela 2 millions d’années à 8 heures du matin il fallait que je sorte de ma grotte et que j’aille chasser et j’avais besoin de toute l’énergie disponible pour être en mesure de chasser. A 8 heures le soir mes niveaux de cortisol sont au plus bas. Pourquoi? Parce que c’est le moment ou je devrais me reposer. Entre 10h le soir et 2h du matin en médecine nous appelons cela le temps de régénération, c’est le moment pendant lequel, dans des circonstances normales sans électricité, tout être humain devrait être dans un sommeil profond. Mais pendant que l’individu est dans un sommeil profond son cerveau effectue de nombreuses choses. Tous les souvenirs récents sont transférés vers le lobe temporal et deviennent des souvenirs permanents. C’est le moment où tout ce que vous avez appris dans la journée est stocké dans votre système. Une autre fonction est que toutes les difficultés, les oxydations, les dommages occasionnés dans la journée sont réparés. Donc de 10h le soir à 2h du matin c’est le temps de la régénération. Et une des raisons pour lesquelles je crois que de nombreuses maladies auto-immunes se développent c’est que nous ne faisons pas assez attention au temps, à nos horloges. Et écoutez ce qu’ils disent: “la nutrition et le métabolisme sont interconnectés et le lien entre l’heure des repas et les cycles circadiens n’a pas encore été suffisamment étudié”. Cela a été publié dans le dernier numéro de Biologie le 1er juin, il y a seulement quelques jours. “Le corps humain travaille sans relâche, nos fonctions biologiques suivent des cycles de 24 heures, appelés cycles circadiens, qui sont physiologiques, et les changements mentaux sont dirigés par nos horloges biologiques internes”. En parlant de changement mentaux, combien d’entre vous se sentent vraiment prêts à s’épanouir lorsque vous vous réveillez? A vous lever et à aider le monde? Levez la main s’il vous plaît. Oh! soit ma vue est affectée soit je ne vois pas beaucoup de main levées. Qu’est-ce que cela veut dire? Seulement une personne? Qui d’autre? Pénélope, bravo, deux, trois oui c’est bien. Voilà l’explication: à moins que durant la journée vous conserviez votre créativité, vous respectiez l’heure des repas et les heures de sommeil, cette énergie naturelle qu’est l’enthousiasme n’est pas présente. Qui dispose de cette énergie naturelle? Les bébés. Est-ce que vous avez remarqué, ceux qui ont de jeunes enfants, qui a de jeunes enfants ici, levez la main? Ils sont énervants les dimanches matin, n’est-ce pas.Ils se lèvent, à quelle heure se lèvent-ils? A 7 heures du matin, pleins d’énergie, et les parents se lamentent: “Oh mon Dieu c’est trop tôt”. Oui? Alors pourquoi avons-nous perdu cette sensation d’enthousiasme? Ce n’est pas parce que nous sommes de mauvaises personnes. Et toutes ces molécules dans le cerveau, la sérotonine, la dopamine, toutes ces substances qui sont naturellement présentes ne sont pas là parce que nous n’avons pas suivi les règles de notre Ayurvéda. Quand je dis Ayurvéda j’entends le cycle de la vie. Holistic AYM organise chaque année plusieurs séminaires dédiés aux principes de base de l’Ayurvéda et à la pratique du Yoga et de la Méditation. La vision de Holistic AYM est, autant que possible, de diffuser la connaissance des principes de l’Ayurvéda, du Yoga et de la Méditation. La mise en pratique de cette connaissance va aider chaque individu à développer une compréhension plus profonde du bien-être et de l’équilibre dans la vie.

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